Le deuxième roman écrit par G. Sinoué est l’un de ses préférés : Avicenne ou La route d’Ispahan

« Moi, Abou Obeïd el-Jozjani, je te livre ces mots. Ils m’ont été confiés par celui qui fut mon maître, mon ami, mon regard, vingt-cinq années durant : Abou Ali ibn Sina, Avicenne pour les gens d’Occident, prince des médecins, dont la sagesse et le savoir ont ébloui tous les hommes, qu’ils fussent califes, vizirs, princes, mendiants, chefs de guerre ou poètes. De Samarkand à Chiraz, des portes de la Ville-Ronde à celles des soixante-douze nations, de la magnificence des palais aux humbles bourgs du Tabaristan, résonne encore la grandeur de son nom ».

Ainsi commence le récit consacré à l’une des plus hautes figures de la pensée universelle, Avicenne, né voilà mille ans à Boukhara. À dix-huit ans, il est déjà le médecin le plus renommé de son temps. Pris dans les remous et les guerres qui agitent, au début du XIe siècle, les confins de la Turquie et de la Perse, il connaît des fortunes diverses : médecin choyé, vizir écouté, proscrit, errant, nomade, prisonnier ; allant de ville en ville, franchissant déserts et montagnes. Sa dernière étape le mène à Ispahan, la cité sublime, terme de sa course. Ibn Sina, le cheikh el-raïs, meurt à cinquante-sept ans après avoir bu à grands traits, jusqu’à l’ivresse, à la coupe du savoir et de l’amour.

Le mot de l’auteur : « Ce livre est né d’un rendez-vous manqué. J’avais commencé l’écriture d’une biographie romancée de Omar Khayam, lorsque je suis tombé sur un roman de Amin Maalouf qui venait de paraître : Samarkand. Coïncidence, l’ouvrage relatait la vie de… Omar Khayam. J’ai donc abandonné mon projet, jeté au feu la quarantaine de pages écrites et je me suis replié sur Avicenne découvert au fil de mes lectures sur la Perse de l’an mille. Un grand merci donc à Amin Maalouf. »

Extrait du site www.sinoue.com

Avis de lecteurs tirés sur site www.amazon.fr

Hervé M écrit : Quel auteur ce Gibert Sinoué et quel conteur ! Il nous livre ici une merveilleuse biographie romancée où il mêle avec talent l’Histoire, la tradition et la fiction.
Ibn Sina, ce savant persan du Xe et XIe siècle, Médecin et Philosophe il embrassera toutes les sciences de l’époque, sans pour autant se désintéresser des arts et des lettres.
Un destin hors du commun pour ce personnage exceptionnel, dont le nom est encore de nos jours synonyme génie.
L’histoire racontée par Gilbert Sinoué est passionnante, captivante, pleine de rebondissements ; transcrite dans un style toujours aussi exemplaire, qui semble être l’ordinaire de l’auteur.
Comment ne pas tomber sous le charme de ces fabuleux personnages mis en scène pour notre plus grand plaisir ? Comment ne pas être envoûté par le magie de cet Orient si bien dépeint ?

J’ai eu l’occasion de rencontrer le personnage d’Ibn Sina dans d’autres romans historiques, mais j’avoue que c’est dans celui-ci qu’il m’a paru le plus réaliste, et qu’il a pris la profondeur et l’ampleur qui lui sied le mieux.

Une de mes meilleures lectures de ce début d’année 2006.

Un livre à dévorer, pour se divertir et se cultiver.

De Catheline, qui vit aux Etats-Unis : Je l’avais lu il y a un an, et j’ai eu envie de m’y replonger, dans cette fantastique biographie romancée d’Ib’n Sina, cet homme prodige qui est aujourd’hui encore un des plus grands noms de la philosophie islamique. Né près de Boukhara en août 980, médecin à 18 ans, philosophe qui s’est impliqué dans la constitution de la théologie et théosophie de l’ismaélisme, branche du shiisme, mais aussi dans la philosophie de l’art, de la musique… Mathématicien, astrologue, poète… Prodige, donc, au parcours étonnant et qui, sous la plume de Sinoué, devient un exemple de l’homme qui s’est accompli, a suivi son destin jusqu’au bout, un jouisseur qui a aimé jusqu’à plus soif, un héro tout à fait attachant et dont on ne veut pas se séparer à la fin du roman… Car plus qu’une simple biographie, c’est un véritable roman historique, où personnages réels et fictifs se mêlent adroitement, où les descriptions de somptueux palais et hargneux vizirs vous plongent dans un monde riche et mystérieux, et c’est aussi un roman initiatique, où la quête de soi est mise en avant, et enfin pour finir c’est très joliment écrit.. J’ai adoré.

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