Le premier roman de Gilbert Sinoué

Le pourpre et l’olivier  ou Calixte Ier le pape oublié

Deux siècles après la mort du Christ, l’Église chrétienne est encore pourchassée et déjà divisée, tandis qu’un homme, Calixte, se prépare à devenir le seizième successeur de Pierre. Nul n’aurait pu lui prédire pareil destin. Ni les légionnaires qui l’ont enlevé de Thrace et vendu à Rome comme esclave, ni le puissant sénateur qui en fit son banquier, ni Marcia, la concubine de l’empereur Commode à qui l’attache une passion démesurée, et surtout pas les Chrétiens eux-mêmes dont il méprise la soumission. De Rome à Alexandrie, d’Antioche aux bagnes de Sardaigne, un homme hors du commun brise les chaînes de la fatalité et entreprend un bouleversant voyage en quête de la Vérité qui le conduira à la charge suprême pour laquelle il était appelé.

Le mot de l’auteur : « Premier roman. Premières angoisses. Quatre ans d’écriture et de réécriture. Premier prix littéraire aussi. Premier bonheur. »

L’avis d’Hervé M,  un internaute sur Amazon.com, sur ce roman

L’auteur nous conte, avec son talent habituel, le parcours étonnant de Calixte, l’esclave d’origine grecque, qui devint en 217 le seizième successeur de Pierre, alors que rien ne le prédestinait à cette suprême charge.

Alors que les chrétiens sont encore persécutés et que l’Eglise est déjà divisée, les légions romaines l’enlèveront à sa Thrace natale et le vendront comme esclave à Rome.
Il travailla au service d’un haut fonctionnaire de l’empereur Commode, nommé Carpospore, qui était lui aussi chrétien, et qui en fit son banquier.

Il sera condamné au bagne : les mines de soufre de Sardaigne. Il y endurera trois longues années de dur labeur à l’extraction du minerai, faisant preuve d’un dévouement hors du commun auprès de ces compagnons bagnards. Marcia, la concubine de l’empereur Commode, connaissant et appréciant le jeune Calixte, obtint qu’il fût libéré et affranchi.

En 199 à la suite son élection au trône de saint Pierre, Zéphyrin, l’appela à ses côtés, et en fit son secrétaire personnel et l’archidiacre de la ville.

Et malgré les efforts et les manœuvres de son rival Hippolyte, un prêtre cultivé et d’une grande intelligence, candidat lui-même à la succession de Zéphyrin, c’est Calixte qui aura la préférence des suffrages du conclave et qui sera élu à l’évêché de Rome.

C’est Calixte 1er qui créa le premier cimetière chrétien, et dans ces biens faits, il reconnut la validité des mariages entre esclaves et femmes libres, et autorisa le remariage des veufs ainsi que leur entrée dans le clergé pour ceux qui le désiraient. Plus discutable, c’est aussi Calixte 1er qui instaura l’usage de l’absolution de tous les péchés. Et c’est en banquier expérimenté qu’il apporta une grande prospérité à l’Eglise romaine.

L’histoire mouvementée et pleine de rebondissements d’un destin hors du commun, retranscrite par le talentueux narrateur qu’est Gilbert Sinoué : un cocktail délicieux à déguster sans aucune modération.

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